Les familles rassemblées dans l'association entendent être partie prenante de la réflexion et de la réalisation du projet.
Elles ont déjà précisé leur souhait :
« Nous voulons que notre enfant, notre conjoint vive dignement, dans le respect de son intimité avec les accompagnements nécessaires à son handicap ».
« Nous voulons que tous les âges de la vie d'adulte soient pris en compte, jusqu'à la vieillesse ».
« Nous voulons de petites unités de vie (15 places maximum par unité), respectueuse de la vie privée de chacun. Il n'est pas question de recréer une grande institution comme l'hôpital ou un foyer de 60 à 80 places ».
« Nous voulons que chacun ait un espace de vie privée et qu'il y ait des espaces collectifs, conviviaux ».
« Nous voulons nous investir dans la gestion, l'animation, le fonctionnement de ces structures, nous ne voulons pas le laisser à d'autres ».
« Nous ne voulons pas d'un ghetto loin de tout. Nous voulons que cette « bonne maison» soit située dans un centre ville ou village du bassin de Privas où il y ait des commerces, un lieu d'animation (foyer, centre social) ».
« Nous voulons que notre proche soit dans la cité ».
« Nous voulons pour notre proche un accompagnement de qualité adapté à ses besoins. Nous voulons qu'il soit solide et durable ».
« Nous savons bien qu'il n'est pas possible de créer, tout de suite les 3 ou 4 unités de vie dont nous avons besoin, mais nous voulons que la première de ces unités de vie soit construite rapidement ».
« Nous voulons que notre proche soit pris en charge à tous les âges de sa vie d'adulte. La structure que nous voulons accueillera des personnes handicapées ayant un travail ou seulement une activité de jour. Elle gardera les personnes qui passeront de la vie active à la retraite tant que leur capacité d'autonomie le permettra. Seuls changeront le type ou l'importance des interventions d'accompagnement ».
Cette réflexion en profondeur a permis de mieux cerner nos attentes. L'expérience des « pensions de famille» nous paraît proche de ce que nous souhaitons. Elle allie les espaces privés et collectifs. Une maîtresse de maison (ou un couple) y apporte sécurité, écoute et convivialité. Elle reste à taille humaine. Il est possible de faire appel à des intervenants extérieurs pour un accompagnement plus spécifique, des animations.